La partie charges je la comprends bien évidemment et ce n'était pas mon propos tant c'est le jour et la nuit par rapport aux clubs que j'ai cités, mais je les ai cités (et j'aurais dû dire aussi Angers et Le Havre) justement sur des aspects précis relatifs au recrutement car là par contre on est dans les mêmes sphères : c'est à dire proposer une équipe cohérente sans un rond. Et pour cela, il faut "travailler, scouter, convaincre, raconter une histoire, tenir ses promesses" chose dont on est incapable et qui font toute la différence.PapyGateux a écrit : Oui et non. On a certes, je pense, pas fait le bon choix avec ce staff. Mais comparer notre situation avec celles de Rodez et Thionville, c'est assez bancal. Les projets de ces deux clubs ne sont pas pérennes pour le très haut niveau. Rodez, en L1, n'a aucune chance d'exister plus de deux saisons d'affilé puis de s'écrouler dès le retour en L2. Quant à Thionville, rester en L3 plus d'une saison va là aussi être un long chemin de croix.
Metz a des infrastructures (qu'il faut financer), un centre de formation à Dakar et un autre sur place, en ville. Metz doit faire avec de "petits" moyens et des grosses charges. Mais Metz peut justement s'appuyer sur ses infrastructures et sur ses centres de formation. Dix jeunes + 3 de GF. Qui d'autre peut s'enorgueillir de cela ?
Il y a deux saisons, en L2, Metz alignait un onze avec 8 joueurs issus de ses centres de formation. Le jour où Thionville ou Rodez en seront là, on pourra comparer les projets.
Alors, oui, Thionville et Rodez proposent du football. Pour combien de temps ? La vraie question est là et nulle part ailleurs. Economiquement, la pérennisation de Metz au sein des 25 clubs de très haut-niveau français passe par des coûts assez énormes, qui pèsent. Ce n'est pas le cas de clubs avec moins d'assises, qui touchent à peine au haut-niveau (L3) ou au premier tiers de la L2.
À Metz, et c'est là notre question (pas celles de Thionville ou Rodez), on attend un projet avec des idées sportives. Sur la pelouse, je veux dire. On a tenté des choses (Riga, Antonetti, Le Mignan), mais aucune solution n'a réussi à se pérenniser. Et je suis très loin d'être certain que Santini ou François parviendraient à porter un projet sportif solide à Metz.
Je pense, et ce n'est que mon humble avis, que Metz avait l'homme de la situation avec Le Mignan. Mais qu'on ne lui a pas laissé le temps de construire son projet. Je ne parle pas de saison, de jeu sur le rectangle vert, mais de projet sur le long terme. D'idées à insuffler du bas vers le haut. Comme d'habitude, on a cédé à l'instant plutôt que de réfléchir dans le temps.
Là, on se retrouve avec un groupe plutôt jeune et avec quelques certitudes (Sarr, Ruiz, Deminguet, Savanier, Fall). Mais avec un staff qui n'a aucune idée. C'est une décision que je ne saisis pas, qui m'échappe totalement.
Si par miracle Metz monte, je ne vois pas bien comment on pourrait bien figurer en L1 avec ce staff qui ne tire rien de ses joueurs et ne semble même pas leur parler football, leur expliquer ce qu'ils doivent porter comme message sur le terrain. C'est le vide complet.
Il y a la nécessité, à Metz, qu'un projet sportif s'installe, se base sur des fondations solides et qu'une identité de jeu se mette en place. Le staff actuel ne peut pas réaliser cela.
Tu dis que Rodez et Thionville ne sont pas viables sur le long terme, et bien je pense justement tout l'inverse : car en ces temps où plus personne n'a d'argent, seuls ceux qui seront malins et auront construit une réflexion sur le temps long traverseront l'orage. Nous on tient économiquement grâce à une très bonne idée qu'est notre CDF et GF, mais sportivement nous n'avons aucune idée directionnelle. Or c'est cela qui permet de monter des divisions ou de s'y maintenir en changeant pourtant la moitié de ton équipe tous les ans.
C'est sur ce point que nous devons progresser et cela passe essentiellement sur un très bon staff qui, s'il doit être licencié, doit au moins être remplacé par des gens partageant la même philosophie. On ne peut pas passer d'un Boloni ultra défensif en mode foot des 90's à un SLM très Barca 2010, puis un Tavenot (mauvais) pompier de service pour enfin atterrir à un Holz sans capacité réelle.
Compliqué pour un DS de proposer de travailler sur des joueurs dont le profil demandé par l'entraineur change tous les 1.5 ans en moyenne.
Imaginez comment sont perdus les joueurs encore présents depuis 3 ans ?
On ne peut pas s'étonner qu'un Deminguet ait envie de partir, qu'un Sané ou Bokélé ne progressent pas, ou que les jeunes du CDF partent avant leur 20 ans.