Bon, et bien je vous propose d'envoyer une délégation, disons une cinquantaine de supporter, dans les vestiaires à l'issue du prochain match à domicile pour "discuter" avec les joueurs? :ange:
Non, plus sérieusement, je suis aussi quelque part agacé quand de l'aveu même du coach, on entend que les joueurs n'ont pas envie... je les comprends, des fois, certains matins, je n'ai pas envie d'aller travailler, quand bien même 7500 personnes qui m'encourageraient à me lever, me stimulerait certainement davantage (ce n'est pas une invitation pour autant!). Le procès qui serait susceptible d'être fait, renverrait à ce que ce passe à Sochaux ou encore à Lens, dans des clubs situés et qui se sont construit dans des bastions ouvriers et en proie à la sinistrose sociale actuelle qu'elle se traduise dans la peur et l'austérité sociale ou, 90min par semaine, dans la nonchalance du football français ou vingt deux acteurs de seconde zone vivent dans le déni des conditions de privilégiés dans lesquelles ils exercent leur passion. Gageons que ce qui a changé depuis la saison dernière (sur ce sujet) est que ce manque d'envie n'est pas imputable aux médias ou aux supporters... ouf, c'est déjà ça! Aujourd'hui le capitaine à la barre est non seulement footballeur (plutôt très bon par ailleurs!) mais aussi un habile communiquant et un meneur de revue convainquant. Non, je ne vise personne personne en opposition à notre capitaine actuel...
Le début de saison fut enthousiasment dans la mesure où nous retrouvions les vraies valeurs du club, l'abnégation, le combat, l'opiniatreté, il nous aura fallu attendre une mi temps contre Boulogne pour en discerner les premiers signes... Et il fut quelques matchs où Saint Symphorien vibra comme à ses plus belles heures, oubliant au passage qu'on évoluait en troisième division. L'exigence revint, "ici c'est Metz, ne vous attendez pas à prendre des points en venant ici". Ce n'est pas pas une ambition, c'est juste un constat, car cette équipe est joliment bâtie pour faire peur à tout ses adversaires et hormis Créteil (mais jusqu'ou iront-ils?), Metz semble être très au dessus du lot cette saison et face à des équipes semi pro et, sur un des plus grands terrains hexagonaux, les garçons seraient en droit -et peut être même en devoir- de faire la différence par une main mise physique et technique au fur et à mesure d'un match.
Néanmoins, la machine se grippe, et nos jeunes déjà revanchards, vis à vis de leurs mises au placard antérieurs (N'Doye, Sarr, Sakho, Yéni...), montrent leur première limite, à savoir l'inconstance, et par ailleurs, à ce niveau là, ils n'ont jamais joué une saison pleine, qui plus est, en ayant les clé du camion... Quand on joue à ce niveau là pendant quelques semaines, on peut vite se démobiliser, à fortiori quand on a vingt ans, et quand on voit que certains de ses coéquipiers plus expérimentés semblent être animé du même état d'esprit, on obtient cette spirale du manque d'envie, qu'on peut raisonnablement associer à un manque d'humilité. Si aujourd'hui notre club est tombé aussi bas, ce n'est pas de la faute d'une personne en particulier même si certains ont une grosse part de responsabilité (le sujet a déjà été longuement battu et débattu) mais il s'agit d'une faillite collective. Si ce collectif a si bien marché durant quelques semaines, où les erreurs du passé semblent avoir été retenues au niveau du groupe pro, nous y voyons aujourd'hui des signes d'un retour en arrière... Et oui, c'est juste impensable d'entendre des joueurs, un coach qui disent "on avait pas envie!". Combien de clubs en National ou même en ligue 2 peuvent se targuer d'avoir 3500 abonnés et une moyenne au dessus de 7000 spectateurs à chaque match? Dans ces conditions, le résultat m'importe peu car on a bien vu qu'avec de l'envie, on paraissait invincible... Mais cette matrice, cette exigence à avoir reste l'envie, ou même j'oserai dire le professionnalisme! Alors, étant donné que je ne suis pas de ceux qui balancent des briquets ou autre objet contendant sur le corps arbitral (contre Luzenac, je le confesse, j'ai eu envie!), étant donné que je ne suis pas de ceux qui sifflent à chaque contrôle raté (face à Métanire, je deviendrai aphone) et étant donné que je ne suis pas de ceux qui multiplient les propos homophobes ou discriminants à s'en époumoner un week-end sur deux, je ne vois pas pourquoi je me remettrai en question quand ma passion contribue un temps soit peu à la bonne tenue financière du club et que j'entends "Oui mais on avait pas envie...". Nos intérêts ne sont pas les mêmes je l'accepte, les footballeurs ont le droit d'être mauvais, de passer à côté d'un match mais certainement pas de ne pas avoir envie! Comme préparation hivernale? Un footing Metz-Florange, sous la neige pour ranimer le feu sacré!
